Alors que les habitants du petit village de Kalachi sont victimes de crise de sommeil depuis plusieurs années, des chercheurs assurent avoir enfin trouvé l'explication de cet étrange phénomène. Le monoxyde de carbone qui s'échappe encore d'une ancienne mine d'uranium priverait les Kazakhes d'un taux suffisant d'oxygène.
C'est un étrange phénomène qui touche les quelques 600 habitants du village de Kalachi, situé au nord du Kazakhstan. Depuis plus de cinq ans, les Kazakhes sont en effet touchés par une mystérieuse épidémie du sommeil, ainsi que les animaux.
Incapables de contrĂ´ler cette envie soudaine de fermer les yeux, les villageois se retrouvent rĂ©gulièrement dans des situations incongrues Ă cause de leurs soudains assoupissements alors qu'ils marchent, travaillent ou conduisent. A leur rĂ©veil, les Kazakhes ont le sentiment d'avoir la gueule de bois avec vertiges, maux de tĂªte, perte de mĂ©moire, voire hallucinations.
Incapables d'expliquer ce phénomène, des scientifiques assurent avoir enfin trouvé la cause de ce mystère après plusieurs années de recherche. Selon les chercheurs, la source de ces siestes provient des effets de monoxyde de carbone, dégagé par les mines désaffectées voisines d'uranium, rapporte Le Parisien.
DĂ©but juillet, le Premier ministre Berdybek Saparbayev a expliquĂ© que des analyses rĂ©centes ont confirmĂ© le rĂ´le de la mine de Krasnogorsk. «Elle a Ă©tĂ© fermĂ©e après l’effondrement de l’Union soviĂ©tique mais a encore des rĂ©percussions nĂ©gatives sur l’atmosphère. Nous avons effectuĂ© un examen mĂ©dical de tous les habitants et nous avons reçu la confirmation, par les laboratoires, que la cause principale de la maladie de Kalachi est le monoxyde de carbone.
Lorsque le monoxyde et les niveaux d’hydrocarbures augmentent, les niveaux d’oxygène chutent dans le village», a indiquĂ© le chef du gouvernement. Cette privation ponctuelle d'oxygène explique les brusques pertes de conscience et leurs effets secondaires.
Une fois cet impact confirmé, les autorités ont commencé l'évacuation du village. Selon le Siberian Times, presque 70 des 220 familles touchées avaient été relogées le 15 juillet. Impatients de quitter Kalachi, d'autres ont déjà fait le choix de s'exiler.
http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/07/22/le-mystere-du-village-endormi-resolu

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